DE MÈRE EN FILLE

Stories - 7 juin 2020

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Lilia fait partie de ces Algériens qui font tout pour promouvoir l’entrepreneuriat et l’artisanat en Algérie.
Fondatrice de ‘mère en fille’ elle est là aujourd’hui ici pour partager son aventure.

1-Bonjour Lilia, parlez-nous un peu de vous ?

Bonjour, je m’appelle Lilia j’ai 25 ans je suis une jeune architecte récemment diplômée.
J’ai toujours été passionnée de mode et de couture. Cette passion je l’ai héritée je pense de ma mère coutière. J’ai grandi dans un environnement magique entre tissu, ruban et galon …

2-Pourriez-vous nous parler un peu de votre entreprise?

‘‘De mère en fille’’ est un atelier artisanal de couture. Nous proposons une large gamme de produits, vestes,robes d’hôtesses,tuniques…
Tous nos produits possèdent une touche traditionnelle.
En réalité nous tentons de remettre à l’ordre du jour l’artisanat algérien on y apportant de la modernité, nos produits se veulent dans l’air du temps.

3-Comment est née l’idée ‘‘de mère en fille’’?

De base ma mère était coutière et possédait un atelier sur Alger.
Elle a eu malheureusement quelques soucis de santé qui l’ont contraint à cesser son activité et fermer son atelier. Comme je confectionnais déjà mes propres vêtements et qu’aux prêt de mes amis j’avais mes premiers ‘fans’ je me suis sentie prête donc à me lancer.
Je vous avoue qu’à la réouverture de l’atelier, j’étais plus contente de faire plaisir à ma mère qu’à moi-même. Cependant je me suis vite épanouie dans cette activité.

4-Par quelles étapes est passée votre entreprise ?

Au départ lors de la réouverture du local d’Alger je vendais des produits dans le domaine de l’artisanat que j’importais de Tunisie.
J’ai participé à de nombreuses foires et expositions. Seulement on me prenait toujours pour une tunisienne. J’ai donc eu l’impression de représenter quelque chose que je n’étais pas.
J’avais l’impression de représenter un objet qui n’était pas le mien.
Comme je faisais déjà mes vêtement, j’en ai fait aussi quelques fois pour mes amis j’ai donc décidé d’étendre ca au grand public.

5-Pourquoi l’entreprenariat ? Pourquoi cette voie ?

Il est vrai que je me suis lancée dans ce projet plus au vu de la valeur sentimentale que représente de ‘‘mère en fille’’ pour moi que pour son aspect entrepreneurial.
Néanmoins ce n’est pas que je sois contre le salariat. Je vous avoue qu’à la fin de mes études je n’ai pas trouvé le travail qui me convenait, je me suis donc lancé.
Cependant, si je trouve un travail dans sans le monde de l’architecture je l’intégrerai sans pour autant quitter le monde de l’entreprenariat. J’essayerai de concilier les deux.

6-Quelles ont été les difficultés et craintes rencontrées ?

La principale difficulté en Algérie concerne la disponibilité de matière première.
Par contre je ne pourrai dire qu’il y a une réelle crainte concernant ce projet.
Comme je n’attendais pas un retour particulier je n’ai donc pas craint l’échec, tout ce qu’émanait de ce projet a été considéré comme un plus pour moi.

7-Quel sont vos projets d’avenir ?

L’idéal pour moi serait d’agrandir la marque et ouvrir à nouveau la boutique pour vendre cette fois ci des produits issus de l’artisanat algérien.

8-Avez-vous fait des rencontres qui vous ont aidé dans votre aventure ?

Plein de rencontre surtout lors des expositions, des foires où j’ai eu la chance d’être en contact avec la jeunesse algérienne artisane.
Mais va dire THE rencontre, celle qui m’a le plus marquée c’est Lydia de Touggourt qui fait des tenues traditionnelles brodées à la main, c’est tant son travail que la personne qu’elle incarne qui m’inspire chaque jour

9-Votre conseil pour tous les jeunes qui souhaitent se lancer ?

Le seul conseil est celui de croire en ses rêves, de ne jamais abandonner, et de toujours persévérer.

Articles par l'équipe derrière THE ADDRESS.